jeudi 11 octobre 2012

Marisol, dix ans après... Marisol, diez años después...




Juin 2003 : parution du livre Para saber y para vivir basé sur les témoignages des NATc (Niños y Adolescentes Trabajadores de Calle) de Cusco, publié par l’Asociación Qosqo Maki (QM). Lors de la présentation de ce livre à la bibliothèque de QM, nous avions tourné quelques scènes où des habitué(e)s, dont Marisol, quinze ans, donnaient leur avis sur le travail dans la rue. 



Octobre 2012 : nous recherchons les jeunes du Dortoir QM qui avaient participé au tournage du film Qosqo Maki, un dormitorio para los NATc del Cusco. Le but est de leur redonner la parole pour savoir ce qu’ils sont devenus et ce que QM a représenté dans leur vie d’adolescent(e)s.

Jorge dit Coco, un des éducateurs qui travaillaient déjà à l’époque au Dortoir, nous informe qu’il croise régulièrement Marisol sur la plaza San Francisco : dans la journée elle vend des llamadas (appels sur portable) et le soir des chullos (bonnets andins) et autres articles aux touristes non loin de là, sur la Plaza de Armas.



Nous partons à sa recherche et la retrouvons facilement. Marisol se souvient de nous et, dès que nous citons le nom d'Isabel*, elle accepte très vite de participer à une nouvelle interview, presque dix ans après. Elle a surtout envie de se revoir à quinze ans, de voir si elle n’a pas trop changé… Elle nous parle un peu d’elle, elle est maman de trois petites filles : Maricielo, huit ans, Rubi Esmeralda, cinq ans et Mía Luciana, cinq mois. Bien que le bébé souffre d’une bronchiolite - comme beaucoup d’enfants ici, exposés à la pollution de la circulation - Marisol l’emmène toujours au travail, n’ayant personne pour la garder à la maison. Le plus souvent, la petite est installée dans une manta nouée dans son dos. Comme Mía Luciana, de nombreux enfants sont ainsi confrontés à la réalité du travail de leurs parents dans la rue, au marché, dans une tienda (petite boutique), etc., et ils intègrent très tôt les apprentissages de la vie dans la ville.

Le jour prévu nous avons rendez-vous vers 16 heures environ pour l’interview dans les locaux de Qosqo Maki. Tout est prêt, nous l’appelons vers 15 heures pour confirmer le rendez-vous mais Marisol doit tout d’abord préparer le repas de ses filles qui rentrent de l’école, elle viendra donc más tarde (un peu plus tard)… Vers 20 h 30 le téléphone sonne, elle nous demande s’il n’est pas trop tard. Bien sûr que non, nous savons qu’ici le temps n’a pas la même valeur… et surtout qu’une maman avec trois bouts de chou ne fait pas toujours ce qu’elle veut. Elle arrive avec Mía Luciana, visionne le film attentivement et sourit parfois aux images. 




C’est une plongée dans le passé à laquelle elle n’est pas très habituée ; bien sûr elle a quelques photos souvenirs, mais rien à voir avec la profusion d’images dans laquelle nous baignons… et nous nous noyons parfois.

Visiblement cette époque du Dortoir lui a beaucoup apporté et fait partie de ses meilleurs souvenirs. C’est ce qu’elle nous confie dans cet interview. (Pour en savoir davantage, vous attendrez le film en début d’année prochaine). Vers 22 h 30 elle repart avec un DVD de notre film, qui est aussi le sien, et qu’elle compte bien visionner avec ses filles et tous ses amis.

Un abrazo, Marisol, y ¡suerte!
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* Isabel Baufumé est la fondatrice de QM.


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Marisol, diez años después...


Junio del 2003 : publicación por la asociación Qosqo Maki (QM) del libro Para saber y para vivir basado en los testimonios de los NATC (Niños y Adolescentes Trabajadores de Calle) de Cusco. Durante la presentación del mismo libro en la biblioteca de QM, habíamos filmado algunas escenas en las cuales uno(a)s usuario(a)s, entre ello(a)s Marisol - quince años - opinaban sobre el trabajo en la calle.

Octubre del 2012 : intentamos volver a ubicar a los jóvenes del Dormitorio QM que habían participado en la filmación de la película QosqoMaki, un dormitorio para los NATc del Cusco. La meta es darles de nuevo la palabra para saber lo que es de su vida ahora y cuál fue el aporte de QM en su adolescencia.
Jorge, de apodo Coco, uno de los educadores que ya trabajaban en QM en esta época, nos informa que se encuentra de vez en cuando con Marisol : de día ella vende llamadas telefónicas en la Plaza San Francisco y de noche vende chullos y otras mercaderías a los turistas en la Plaza de Armas.

Salimos a buscarla y muy fácilmente la ubicamos. Marisol se acuerda de nosotros y en cuanto hablamos de Isabel*, acepta en seguida que filmemos otra entrevista, casi diez años después. Tiene sobre todo muchas ganas de volver a ver la película y cómo era a los quince años, de saber si no ha cambiado demasiado... Nos cuenta algo de su vida, es madre de tres hijas : Maricielo, ocho años, Rubi Esmeralda, cinco años y Mía Luciana, cinco meses. Como muchos niños en la ciudad que se pasan el día respirando la contaminación de los carros, la pequeñita sufre bronquiolitis pero Marisol siempre se la lleva al trabajo - lo más a menudo en una manta en la espalda - porque no tiene a nadie quien la pudiera guardar en casa. Como Mía Luciana numerosos niños se enfrentan así muy chiquillos con la realidad del trabajo de sus padres en la calle, en el mercado, en la tienda y muy rápido integran los aprendizajes de la vida en la ciudad.

El día previsto tenemos cita en Qosqo Maki a eso de las cuatro de la tarde para entrevistarla. Todo está listo, la llamamos a eso de las tres para confirmar la cita pero Marisol ahorita tiene que preparar la comida de sus hijas que vuelven de la escuela, nos asegura que vendrá un poco más tarde.... Hacia las ocho y media de la noche suena el teléfono, Marisol quiere saber si no es demasiado tarde, si todavía puede venir. Por supuesto que la esperamos, sabemos que aquí el tiempo no tiene el mismo valor y sobre todo que una mamá con tres hijitas no siempre hace lo que quiere.
Llega con Mía Luciana, mira atentamente la película y a veces reacciona sonriendo a las imágenes. No suele submergirse de esta forma en el pasado; por supuesto tiene algunas fotos de recuerdo pero nada que ver con la profusión de imágenes que tenemos nosotros y en las cuales a veces nos perdemos.  

Sin duda ninguna esta época del Dormi ha sido muy importante para ella y forma parte de sus mejores recuerdos. Es lo que nos confía en su entrevista (pero para saberlo tendrán que esperar la nueva película a principios del año próximo). Hacia las diez y media se va con un DVD de nuestra película del 2003, que también es suya, y que va a mirar con sus hijas y amigos.

Un abrazo, Marisol, ¡y suerte!
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* Isabel Baufumé es la fundadora de QM.

mercredi 26 septembre 2012

Un cycliste-pâtissier ! - ¡El ciclista pastelero!



Ne vous y fiez pas, sous son allure de Pierrot lunaire, Jean-Baptiste Bordron cache une volonté de fer. De taille moyenne, très mince, des yeux bleus et un regard direct, il inspire d'emblée la sympathie. Il poursuit cette année un voyage solitaire en vélo à travers le continent sud américain. Ce voyage, commencé voici six ans à Cancún, au Mexique, l'avait mené jusqu'à San José au Costa Rica, soit 1.500 à 2.000 km. Puis un saut d'avion jusqu'à Quito, la capitale équatorienne, 4 jours de vélo et un arrêt forcé d'un mois à cause des genoux qui n'ont pas supporté le changement pour des chaussures à clip. Enfin, il reprend la route jusqu'à Trujillo, au nord de Lima,  où il devient le parrain d'un petit garçon, fils d'un ami péruvien, puis rentre chez lui à Québec.
Après plusieurs voyages en Amérique Latine, il décide en 2012 de poursuivre ce voyage inachevé en repartant de Trujillo où il s'était arrêté.
Quand nous le rencontrons à Cusco il a déjà parcouru  une partie de la Sierra péruvienne : Trujillo, Huaraz, Huánuco, Huancayo, Huancavelica, Ayacucho, Abancay et Cusco.





Son objectif est de rallier Ushuaia en passant par la Bolivie (La Paz, Salar de Uyuni, sud Lípez), l'Argentine (Mendoza), le Chili (Santiago puis la Carretera Austral) pour arriver en Terre de Feu en février pendant l'été austral. Il parcourt en moyenne 70 km par jour, parfois jusqu'à 100 km, le tout pour 4 à 6 heures de vélo quotidiennes sur des routes souvent non asphaltées, tout au moins au Pérou et en Bolivie.
Pour avoir nous mêmes parcouru ces grands espaces... en autobus, nous mesurons l'effort et le courage qu'il va lui falloir.



bici côté gauche...
et côté droit.
Le voyage en solitaire demande aussi une grande attention aux autres puisque chaque jour est source de rencontre, et Jean-Baptiste ne s'intéresse pas seulement au vélo. Pâtissier de formation, il a travaillé en février dernier comme volontaire à la boulangerie Qosqo Maki de Cusco pour partager ses connaissances avec les boulangers-pâtissiers qui y travaillent à l'année. Cette boulangerie est un des deux ateliers du Dortoir Infantile Municipal de Cusco, où des jeunes du "Dormi" se forment ainsi au métier - l'autre atelier étant une menuiserie-ébénisterie. Les baguettes, petits pains au chocolat ou aux raisins de la boulangerie sont parmi les meilleurs du Pérou. Jean-Baptiste envisage d'ailleurs de revenir se fixer à Cusco une fois son voyage terminé.

Nous lui souhaitons bonne route et espérons le retrouver un jour ou l'autre.





¡El ciclista pastelero!



¡No se fíen! Jean-Baptiste Bordron parece estar en las Batuecas pero bajo este aspecto lunar se esconde una voluntad firme. De estatura media, delgadito, ojos azules con mirada directa, en seguida llama la simpatía.
Este año está prosiguiendo un viaje solitario en bicicleta a través del continente suramericano. Este viaje, empezado hace seis años en Cancún, México, le llevó hasta San José en Costa Rica, o sea de 1,500 a 2,000 km. Después de un vuelo hasta Quito, capital ecuatoriana, y cuatro días más de bici, tuvo que descansar durante un mes, las rodillas destrozadas por unos nuevos zapatos especiales para la bici. Luego siguió yendo en bici hasta Trujillo, al norte de Lima donde se volvió padrino del hijo de un amigo, y regresó a casa a Québec. 
Después de otros varios viajes por América Latina, en 2012 decide continuar este viaje sin terminar saliendo de nuevo de Trujillo donde había parado.
Cuando le encontramos en el Cusco ya ha recorrido una parte de la Sierra peruana : Trujillo, Huaraz, Huánuco, Huancayo, Huancavelica, Ayacucho, Abancay y Cusco.
Su objetivo es ir hasta Ushuaia pasando por Bolivia (La Paz, Salar de Uyuni, Sur Lípez), Argentina (Mendoza), Chile (Santiago y después la Carretera Austral) para llegar a la Tierra de Fuego en febrero durante el verano austral. Cada día recorre un promedio de 70 km, a veces hasta 100 km, o sea de 4 a 6 horas de bici cotidianas en carreteras no siempre asfaltadas, por lo menos en el Perú y en Bolivia. Por haber nosostros mismos recorrido estos inmensos espacios... en autobús, medimos el esfuerzo y el ánimo que va a necesitar. 

Viajar solo requiere también una gran atención a los demás porque cada día es fuente de encuentros y Jean-Baptiste no sólo se preocupa de su bici. Pastelero de formación, trabajó en febrero pasado como voluntario en la panadería Qosqo Maki del Cusco para compartir su experiencia con los panaderos-pasteleros que trabajan allí todo el año. Esta panadería es uno de los dos talleres del Dormitorio Infantil Municipal del Cusco, en los cuales trabajan jóvenes del "Dormi" que, de esta manera, se capacitan en estos oficios (el otro taller siendo una carpintería). Las "baguettes a la francesa", los panes de chocolate o de pasas de la panadería son de los mejores del Perú. Además, Jean-Baptiste tiene planeado volver a vivir en el Cusco cuando termine su viaje.

Le deseamos un buen viaje y esperamos volver a encontrarle algún día.

vendredi 21 septembre 2012

Le père de la spiruline au Pérou - El padre de la spirulina en el Perú


Arequipa (2 300 m)

Comme d'habitude, nous effectuons une étape de quelques jours dans cette ville magnifique, la deuxième du Pérou, au pied du volcan Misti et du nevado Chachani, pour nous accoutumer à l'altitude et éviter le soroche qui nous guette à Cusco (3 300 m).



Nous en profitons pour retrouver Joseph Le Bour, arrivé en coopération voici plus de trente ans, Breton-Péruvien qui a été l'initiateur de la culture de la spiruline au Pérou.


La spiruline est une minuscule algue bleue. Elle existe telle quelle depuis 3 milliards d’années. Elle a résisté à tous les bouleversements climatiques à la suite desquels nombre d’espèces ont disparu de notre planète. La raison de cette incroyable résistance réside sans doute dans son extraordinaire composition. Elle contient en effet des protéines complètes, des acides aminés essentiels et nombre de vitamines, de minéraux et d’oligoéléments. La spiruline est une étonnante mine d’énergie et un véritable concentré de santé et de vitalité. Il faut noter que l’Organisation Mondiale de la Santé a  reconnu que sa richesse en protéines et en nutriments faisait de la spiruline un complément alimentaire de première importance.


Dans le droit-fil du travail du Dr. Ripley Fox (1), l'épouse de Joseph, María Lourdes Bellatín, assistante sociale, s'occupe activement de la promotion et de la diffusion de cette algue merveilleuse dans les centres nutritionnels de la région d'Arequipa, apportant une réponse efficace au problème de la malnutrition des enfants dans les quartiers les plus défavorisés.

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(1) Scientifique américain qui a passé 40 ans à combattre la malnutrition en utilisant la spiruline et s'est éteint en France en mai 2012.
http://www.spirulinefrance.fr/actualite/ripley-fox-un-grand-dans-le-monde-de-la-spiruline




El padre de la spirulina en el Perú



Arequipa (2,300 msnm)

Llegando al Perú nos paramos unos días en esta ciudad magnífica, la segunda del país, ubicada al pie del volcán Misti y del nevado Chachani, para acostumbrarnos a la altitud e intentar evitar el soroche que agarra tan fuerte en el Cusco (3,300 msnm).

Aprovechamos para encontrar a Joseph Le Bour, un franco-peruano quien llegó al Perú como cooperante hace más de treinta años. Él inició el cultivo de la spirulina en el Perú.


La spirulina es una minúscula alga azul. Existe tal cual desde hace 3 mil millones de años. Sobrevivió a todos los cambios climáticos durante los cuales muchas especies desaparecieron. Su increíble fuerza reside en su extraordinaria composición. En efecto contiene proteínas completas, aminoácidos esenciales y numerosas vitaminas, minerales y oligoelementos. La spirulina es una estupenda fuente de energía y un verdadero concentrado de salud. Hay que subrayar que la Organización Mundial de la Salud reconoce que, por su riqueza en proteínas y nutrientes, la spirulina es un complemento alimenticio de primera importancia.

Siguiendo el trabajo del Dr. Ripley Fox (1), la esposa de Joseph, María Lourdes Bellatín, asistente social, se dedica con mucha energía a la promoción y la difusión de esta maravillosa alga en los centros de nutrición del departamento de Arequipa, proporcianando una respuesta eficaz al problema de la desnutrición de los niños en los barrios pobres.

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(1) Científico norteamericano quien durante 40 años se dedicó a combatir la desnutrición utilizando la spirulina. Falleció en Francia en mayo del 2012.




Vol Arequipa-Cusco

A chaque fois que nous survolons les Andes, c'est la même émotion. Le trajet direct, sans l'escale de Juliaca (près du lac Titicaca), permet de survoler le cañon del Colca, bien connu des touristes, et une splendide chaîne de volcans qui culminent à 6 425 m avec le Coropuna.






Vuelo Arequipa-Cusco

Al sobrevolar los Andes, cada vez sentimos la misma emoción. El trayecto directo, es decir sin la escala de Juliaca (cerca del lago Titicaca) permite volar por encima del cañon del Colca, famosísimo entre los turistas, y de numerosos volcanes entre los cuales el Coropuna que culmina a 6,425 msnm.

jeudi 30 août 2012

C'est reparti ! - ¡Adelante!

C'est reparti !
Ces quatre dernières années passées en France nous ont laissé le loisir de rêver à de nouvelles rencontres. C'est pourquoi nous nous envolons une huitième fois vers les Andes, pour poursuivre notre moisson de reportages, bien sûr, mais aussi et surtout pour retrouver nos amis très chers de Lima, Cusco, Arequipa, Iquitos, Santo Tómas, Mazuko, La Paz, Potosí... et tant d'autres lieux où nous avons vécu. 
Malheureusement, certains de ces amis ont quitté ce monde, mais ils ont profondément marqué notre travail depuis dix ans et cette empreinte restera sur le site de Puka q'aytu. Et nous comptons faire la connaissance de tant d'autres !
Pour ceux de nos amis et collègues restés en France, nous avons décidé de mettre en ligne - à intervalles plus ou moins réguliers - ce petit blog destiné à tisser un fil rouge (puka q'aytu) entre eux et nous, en attendant de retrouver de nouveaux sujets sur le site.


Merci infiniment pour votre fidélité.


¡Adelante!
Durante estos cuatro últimos años pasados en Francia ¡cuántas veces soñamos con nuevos encuentros! 
Y ya está, otra vez más tomamos el vuelo hacia los Andes para continuar nuestra cosecha de reportajes por supuesto, pero más que todo para volver a compartir con nuestros queridos amigos de Lima, Cusco, Arequipa, Iquitos, Santo Tómas, Mazuko, La Paz, Potosí... y de tantos otros lugares donde vivimos.
Desgraciadamente algunos de estos amigos fallecieron. Han marcado profundamente nuestro trabajo durante estos diez últimos años y su huella queda imprimida en el sitio internet Puka q'aytu...
¡Y esperamos tantos nuevos encuentros!
Para nuestros amigos y colegas que deseen saber de nosotros hemos decidido crear este blog y publicar informaciones (de forma más o menos regular) para tejer de nuevo el hilo rojo (puka q'aytu) entre nosotros, en espera de nuevos reportajes en el sitio internet.





Muchas gracias por su fidelidad.

Renée et Jean-Louis



Comunidad de Rocco (Cusco), setiembre de 2006. 
ADIVINANZA : ¿Y dónde estamos? (indicio : gafas)